Endel Tulving Psychologie

Psychologue cognitif Autorité mondiale dans le domaine de la mémoire humaine.

"N’écoutez pas les autorités. Découvrez où se trouve le problème, obtenez les faits, et décidez vous-même ce que vous en pensez. Utilisez la méthode scientifique pour découvrir la vérité. La méthode scientifique peut résoudre de nombreux problèmes, Expérimentez. Faites confiance à vos impressions et essayez différentes choses. "

L'histoire

Nous sommes en 1963. Tulving se trouve près du tableau noir, devant une classe d'élèves de quatrième année en psychologie cognitive de l'Université de Toronto, donnant un cours à huit étudiants. Ils se trouvent au huitième étage de l’immeuble de Sidney Smith qui vient juste d’être construit, dans un local antipathique, tout en longueur et dépourvu de fenêtres. Le tableau noir prend toute la largeur de l’un des murs. Tout le monde est assis autour d'une grande table, et une odeur de peinture fraîche flotte dans l’air. Tulving est en train d’expliquer à ses élèves que la mémoire est composée de deux parties importantes – et qu’emmagasiner des souvenirs et les rappeler sont deux fonctions différentes.
“Ce n’est pas parce qu’une personne ne peut pas se rappeler d’un mot qui a été prononcé il y a tout juste une minute que ce mot ne se trouve pas dans sa mémoire », explique Tulving.
Un étudiant lui demande : “Avez-vous la preuve de ceci » ?
Tulving répond : “Mais c’est évident » mais remarque cependant l’expression de doute qui s’est emparé du visage de l’étudiant. La classe s’arrête un moment pour une pause café, et Tulving retourne dans son bureau tout proche. Plongé dans ses pensées, et troublé par la situation, il réfléchit qu’il a le temps de préparer une expérience simple pour démontrer ce point précis à ses étudiants. Lorsque qu’il retourne dans la classe, il demande à tous le monde de se concentrer et de bien écouter pendant qu'il énonce une liste de vingt mots courants mais qui n'ont rien à voir les uns avec les autres : « Jaune », « Fusil », « Bureau », « Violon » etc. Après avoir terminé, il demande aux étudiants d’écrire tous les mots dont ils peuvent se souvenir. La plupart d’entre eux se rappellent de 8, 9 ou 10 mots. Après qu’ils aient terminé, Tulving ramasse la copie de l’étudiant qui s’était montré septique et remarque que celui-ci n'a pas pu se rappeler du mot : « Jaune ». Il lui demande: “N’y avait-il pas aussi une couleur dans cette liste » ? Instantanément l’étudiant répond: « Jaune »!

 


Tulving répète cette expérience pour tous les autres mots oubliés, et obtient le même résultat miraculeux. Finalement, l’étudiant qui pensait qu’une fois que quelque chose est en mémoire il est toujours possible de se le rappeler admet à contrecoeur : « Vous avez peut-être raison ».
Tulving explique alors à sa classe: « Vous voyez ce que je veux dire : pour qu'une personne sache quelque chose il est bien sûr nécessaire que cette connaissance soit dans sa mémoire, mais cette seule présence en mémoire n'est pas suffisante. Il faut quelque chose d’autre, quelque chose qui permette d’accéder à la connaissance emmagasinée".
Nous avons tous fait l’expérience de la frustration ressentie lors d’un examen, lorsque nous savons connaître la réponse à une question mais que nous sommes incapable de produire cette réponse, peu importe l’intensité de notre effort. La connaissance n’est pas absente, mais ce qui manque est une route permettant d’y accéder.

Le jeune scientifique...

Tulving a grandi dans la ville de Tartu en Estonie, un petit pays situé sur la mer Baltique au nord-est de l’Europe. Tartu était renommée pour son université ancienne, établie en 1632. Les habitants de la ville connaissaient tous les professeurs et toutes les personnes de l'université, y-compris les étudiants, étaient traités avec un grand respect. Tulving était le fils d’un juge et pendant son enfance il suivit les cours d’une école privée de garçons, le lycée Hugo Treffner. C’était un excellent élève, toujours premier de sa classe, mais que les études n’intéressaient absolument pas. Il pensait que les matières telles que l’histoire, la littérature et les sciences étaient extrêmement ennuyeuses.
Au contraire, Tulving adorait toutes les sortes de sports possibles – patinage, ski, basket-ball, volley-ball et plus que tout encore, l’athlétisme. Il rêvait de devenir champion de décathlon et il construisit une piste primitive mais utilisable à la ferme familiale où il passait tous ses étés. Ses amis étaient quand à eux fascinés par les radios à cristal de galène qui étaient la grande invention du jour, mais Tulving n’était pas du tout intéressé et il concentrait ses efforts sur le sport afin d'arriver à courir les 100 mètres en moins de 12 secondes, ou encore de dépasser son propre record de lancement du disque.  
Pendant son adolescence Tulving ne s'intéressait absolument pas à la science. Les sujets comme la physique, chimie, zoologie et botanique l’ennuyaient profondément car Tulving avait l’impression que tout avait déjà été découvert dans ces domaines. Il se posait des questions du genre: Quand le temps a-t-il commencé ? Qu’y avait il avant le temps? Où se termine l’univers? Qu’y a-t-il au-delà la fin de la vie? La perception extrasensorielle est-elle possible? Pour lui, ces questions étaient les grandes questions sans réponses et donc dignes d’intérêt.
À la fin de la deuxième guerre mondiale, Tulving avait 17 ans. Pour cette raison il fut séparé de ses parents et du quitter l’Estonie  pour l’Allemagne où il termina ses études. Il n'allait plus revoir ses parents pendant 20 ans. Lors de sa dernière année de lycée en Allemagne il assista pour la première fois à un cours de psychologie, sujet qui lui plût immédiatement en raison des nombreux mystères entourant le cerveau et le comportement. Il décida de devenir psychologue.

 

Après avoir obtenu son diplôme, il enseigna dans une école allemande pour orphelins de guerre, travailla comme traducteur et interprète pour l'armée américaine et passa un an en tant qu’étudiant en médecine à l’université de Heidelberg.  
Tulving arriva au Canada en 1949 où il épousa sa femme Ruth en 1950, et fit ses études à l’Université de Toronto. Il alla ensuite à l’Université de Harvard où il étudia la vision humaine pour un doctorat en psychologie expérimentale.
Il retourna à l’université de Toronto en 1956 en tant que maître de conférences. Tulving souhaitait continuer ses recherches sur la vision, mais l’université ne disposait pas d'équipement ni d’appareils pour les expériences nécessaires à ce genre de travail. Il n’avait jamais pris un seul cours sur le sujet de la mémoire pendant toutes ses années à l’université mais il décida de se lancer dans des recherches à ce sujet, car il n’avait pas besoin d’équipement sophistiqué. Il commença avec un crayon et une pile de petites fiches cartonnées, et accumula les connaissances nécessaires par la lecture.

La science

Les psychologues cognitifs étudient l’esprit humain. “Cognitif” vient du verbe latin cognoscere (savoir), et les psychologues cognitifs étudient comment les personnes savent les choses – comment nous voyons, entendons, faisons l’acquisition des informations, nous rappelons, croyons, comprenons, parlons, pensons, résolvons les problèmes, prenons nos décisions et plus encore. En tant que chercheur se consacrant à la mémoire, Tulving explore la manière dont les gens apprennent et connaissent les faits, et comment ils se rappellent de leurs expériences. Savoir et se rappeler sont des facettes très importantes de l’esprit, et pour Tulving, l’esprit humain est de loin le plus grand des mystères, le problème le moins bien compris de l’univers.  
Au début des années 1960, guidé par ses prédécesseurs, Tulving a conçu des expériences pour étudier la façon dont les gens apprennent le matériel verbal et l’organisent au sein de leur esprit - ce qu’on appelle l’organisation subjective.
Tulving s’est demandé si l’organisation subjective aidait les gens à apprendre et à retenir l’information verbale. Il est parti du principe que l’information organisée dans la mémoire est plus facilement accessible que l’information non organisée ; qu’il doit exister de « meilleures routes d’accès » vers celle-ci. Il a fait une distinction entre deux types d’information apprise en mémoire. Une qui est “disponible” et une autre, plus organisée, qui est « accessible ». En 1966 Tulving et son assistante de recherches Zena Pearlstone ont publié les résultats d’une importante expérience menée sur plus de 900 lycéens. Cette expérience était basée sur la démonstration menée en classe en 1963, et qui est décrit ci-dessus. L’expérience a montré comment le stockage de l’information pouvait être distingué du rappel de celle-ci, et comment des études pouvaient isoler et capturer les deux composants.  Ceci a pavé la voie pour d'autres travaux, qui ont aboutit à l'une des découvertes les plus célèbres de Tulving : le principe de spécificité de l’encodage, la relation entre le stockage et le rappel nécessaire pour se rappeler d’un évènement.
Tulving est célèbre pour son concept de mémoire épisodique. À nouveau guidé par des travaux plus anciens réalisés par d’autres scientifiques, il a proposé en 1972 une distinction de base entre deux types de mémoires. Il a appelé l’une d’entre-elle mémoire épisodique et l’autre mémoire sémantique. À l’époque, les psychologues pensaient qu’il n’existait qu’un seul type de mémoire à long terme, et l’idée de Tulving de deux systèmes de mémoires séparées ne fut tout d’abord pas acceptée. Selon Tulving, la mémoire épisodique est utilisée pour se souvenir d’évènements dont nous avons personnellement fait l’expérience ou dont nous avons été les témoins, tandis que la mémoire sémantique s’approvisionne dans des entrepôts mentaux de connaissances et de faits généraux.  Par conséquent, la mémoire épisodique concerne le fait de se rappeler de quelque chose, tandis que la mémoire sémantique est celle de la connaissance.
Selon la théorie de Tulving, nous utilisons la mémoire sémantique pour savoir que la Tour Eiffel est un monument célèbre de Paris, et que Paris est la capitale de la France, mais nous utilisons le mémoire épisodique pour nous rappeler de notre voyage à Paris où nous avons visité la Tour Eiffel, ainsi que de tous les évènements s’étant produits à cette occasion. D’autres psychologistes ne sont pas d’accord avec Tulving. Ils maintiennent que le fait de savoir que la Tour Eiffel se trouve à Paris et que de se rappeler d’un voyage à Paris sont basés sur un seul et unique type de mémoire.  La seule différence est l’information contenue dans la mémoire. Tulving pense également qu’il existe deux systèmes de mémoires séparées au sein du cerveau.
Il pense également que les animaux n’ont pas de mémoire épisodique, pas même les primates supérieurs comme les chimpanzés et les gorilles. Ils ne possèdent qu’une mémoire sémantique et vivent toujours dans l’instant présent. Il leur manque la capacité qu'ont les humains à voyager vers le passé ou vers l'avenir dans leur propre esprit, c’est à dire qu’ils ne se souviennent pas de ce qu’ils ont fait la veille et ne peuvent pas s’imaginer ce qu’ils feront le lendemain. Cette capacité de voyager mentalement dans le temps semble être une capacité unique aux humains. Les animaux n’ont pas cette capacité, ni les humains ayant souffert d’un type de dommage au cerveau particulier.
Des psychologies ont fait des expériences avec ce type de personnes et ont découvert que certaines d’entre-elles,  atteintes de dommages au cerveau et ne possédant pas de mémoire épisodique, pouvaient apprendre des faits nouveaux, même si cet apprentissage est plutôt lent. Cependant, elles sont incapables de se rappeler comment, quand et où elles ont appris ces faits. Elles ne se rappellent pas avoir pris de leçons. Une de ces personnes vint pendant de nombreuses semaines à la clinique de Tulving, où on lui apprit certains faits et phrases, comme "les rayons amollissent l'asphalte". À la fin du cours on lui fit passer un test et elle s’en tira plutôt bien. Quand on lui demanda ce que les rayons ramollissent, elle répondit « l’asphalte ». Mais quand on lui demanda de décrire comment elle avait appris ces choses, elle ne se rappelait pas d'être venu aux leçons et n'avait aucune idée de la façon dont elle avait appris ces choses.
Tulving étend également sa théorie aux enfants de moins de 4 ans. Ils apprennent rapidement en utilisant les capacités de leur mémoire sémantique, mais leur esprit ne peut pas imaginer le passé ou l'avenir. Selon Tulving, il n’y a pour l’instant pas de preuve objective que les animaux ou les jeunes enfants possèdent de mémoire épisodique. 

 

Cartoon by Ruth Tulving. Click to enlarge.


”Une souris tu me dis? Est-ce que tu t’en rappelle, ou est ce que tu le sais tout simplement!
Légende : Selon Tulving, les animaux comme son chat ne possèdent pas de mémoire épisodique et bien qu’ils puissent savoir de nombreuses choses ils ne se rappellent pas des expériences passées comme nous le faisons. Ils « savent » juste les choses.
(Dessin de Ruth Tulving)
Tulving va encore plus loin et croit que certaines personnes parfaitement intelligentes et en bonne santé n’ont pas non plus la capacité de se rappeler leurs expériences personnelles. Ces personnes n’ont pas de mémoire épisodique ; elles savent mais ne se rappellent pas. Ces personnes n’ont pas encore été identifiées mais Tulving prédit qu’elles le seront bientôt

 

Tulving in PET scanner. Click to enlarge.

Une des méthodes utilisée par Tulving pour comprendre la mémoire humaine est appelée neuroimagerie fonctionnelle, et permet de voir ce qui ce passe dans un cerveau humain vivant sans lui faire de mal. Un tomographe à émission de positrons (TEP) est un instrument permettant de réaliser un scanner du cerveau, et montre quelles sont les parties du cerveau qui fonctionnent pendant l’examen. Le scan peut être fait pendant qu’une personne apprend quelque chose ou au moment où cette personne se rappelle ce qu’elle a appris. Les parties sombres des cerveaux montrés sur ces images sont les régions actives.

Les expériences de Tulving montrent que, lorsque des personnes essayent de "coder" des mots en mémoires (apprentissage), le cortex frontal et temporal de l'hémisphère gauche "s'allume" ce qui indiquant l’activité, mais pas l’hémisphère droit (codage gauche).

Encoding and retrieving memory. Click to enlarge.
Le Cerveau d'encodage:
Tulving’s experiments show that when people are trying to “encode” words in memory (learning), the frontal and temporal cortex in the left hemisphere “lights up” with activity, but the right hemisphere encoding left does not.

Le Cerveau de rappel: Quand les personnes se « rappellent » du matériel appris précédemment, la région frontal du cortex droit est très active (rappel droit). L’hémisphère gauche est aussi actif pendant le rappel, mais beaucoup moins que le droit. 

Mystère

Selon Tulving, la mémoire humaine est encore un grand mystère. Par exemple, comment voyageons-nous dans le passé en utilisant seulement les esprits ?

Explorer Plus

Carrière

Alors comme ça vous souhaitez devenir psychologue
La psychologie recouvre un champ d’activités large et de nombreuses spécialités. La plupart des psychologues sont employés dans le secteur pratique - hôpitaux, écoles, entreprises, gouvernements et l’armée. La plupart ne sont pas engagés dans la recherche scientifique. La recherche psychologique est effectuée dans des universités et d’autres institutions de recherche. Les psychologues comportementaux s’intéressent à la façon dont les humains et différents animaux, se comportent dans des situations diverses, ce qu’ils font et pourquoi ils réalisent ces actions. Ils ne s’intéressent pas beaucoup à « l’esprit » de leurs sujets, aux pensées intérieures ou aux sentiments qui sont reliés à ce comportement.  De nombreuses formes de comportements peuvent être parfaitement comprises sans savoir exactement ce qui se passe dans le cerveau, et c’est pourquoi une grande partie de la psychologie moderne est du type comportemental.
Les salaires moyens pour un psychologue, par secteur (moyen signifie qu’un nombre égal de personnes gagnent moins ou plus que ces montants) :
Psychologue Etats-Unis, salaires moyens annuels (en dollars US, 1998) Éducation $ 35,000
Entreprise $ 54,000
Fonctionnaires du gouvernement $ 43,500
Endel Tulving déclare : « Quand il s’agit de l’emploi, les gens essaient bien sûr de prendre des décisions rationnelles. Ils demandent : « Pourquoi devrait-je faire ceci ou cela » ? Combien vais-je gagner ? Mais la vie ne fonctionne en général pas comme cela. » Tulving en est content parce que ça n'est pas la meilleure approche pour choisir une carrière. Selon Tulving, une meilleure méthode consiste à expérimenter (par l’esprit si nécessaire) afin de trouver un emploi qui semble intéressant, et qui continuera à vous intéresser à l’avenir. « Et si vous avez un emploi, et que vous trouvez que quelque chose d’autre est plus intéressant, alors changez de métier. Dans la vie vous trouverez des gens qui vous inspirent, qui vous servent de modèle. Imitez-les ». Son dernier conseil est le suivant : « Le plus de choses vous apprendrez et saurez dans le domaine de votre travail, le plus intéressant sera votre job et les projets que vous réaliserez ».

Idées de carrière:

  • Conseillant (comme la carrière, émotif, matrimonial, de l'adolescence, etc.)
  • Psychologie clinique
  • Psychologie expérimentale
  • Psychologue comportemental de modification
  • Psychologue d'enfant
  • Psychologue clinique
  • Psychologue cognitif
  • Psychologue développemental
  • Psychologue éducatif
  • Psychologue de technologie
  • Psychologue industriel
  • Neuropsychologist
  • Psychologue d'organisation
  • Psychologue militaire
  • Psychothérapeute
  • Psychologue de recherches
  • Psychologue d'école
  • Psychologue social
  • Psychologue de sport
  • Psychologue professionnel

La personne

Date de naissance
26 mai 1927
Lieu de naissance
L'Estonie
Résidence
Toronto, Ontario
Membres de famille
  • Père : Juhan
  • Mère : Linda
  • Épouse : Ruth Mikkelsaar
  • Enfants : filles Elo Ann et Linda
Personnalité
créatif, impatient, positif, optimiste
Musique préférée
Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak, le mouvement d’ouverture, et tout de Sibélius
D'autres intérêts
Tennis, marche, échecs, histoire de la science
Bureau
Rotman Research Institute, Baycrest Centre, North York, Ontario
Situation
Semi-retired
diplomes
  • Licence (psychologie d'honneurs), université de Toronto, 1953
  • Maîtrise (psychologie), université de Toronto, 1954
  • Doctorat (psychologie expérimentale), université de Harvard, 1957
Recompenses
  • Associé, Centre de recherches avancées en sciences comportementales, Stanford, Californie, 1972
  • Chargé de recherches principal. Associé, Conseil national de recherches 1964-65
  • Bourse d’études Izaak Walton Killam Memorial, Canada Council 1976;
  • Médaille Howard Crosby Warren, Societé de psychologie expérimentale , 1982
  • Distinguished Scientific Achievement Award (récompense américaine), American Psychology Association 1983
  • Membre honoraire étranger de l’Académie Américaine des Arts et des sciences, 1986
  • Guggenheim Fellowship, 1987
  • Foreign Associate (member associé etranger), Académie Nationale des Sciences des États-Unis, 1988
  • William James Fellow, American Psychological Society, 1990
  • Membre étranger, Académie Royale Suédoise des Sciences, 1991
  • Associé, Royal Society of London, 1992
  • Prix Killam, Canada Council, 1994
  • Gold Medal Award for Lifetime Achievement (médaille d’or), American Psychological Foundation, 1994
  • Membre étranger, Academia Europaea, 1996
  • McGovern Award, American Association for the Advancement of Science 1996 (récompense américaine)
  • Membre étranger, Académie estonienne des Sciences, 2002
Mentor
Tulving n'avait pas de directeur de thèse «officiel» à l'Université de Toronto, ni à Harvard. Sa thèse de maîtrise a été lue par E. A. Bott, qui était le chef du département de psychologie à l'Université de Toronto, et son directeur de thèse "officieux" à Harvard, qui savait ce qu'il faisait pour sa thèse de doctorat, .tait E. G. Heinemann, un enseignant dans le Département de psychologie.
Dernier mis à jour
10 mai 2011
Popularité
101213
Page web personelle Le profil a été regardé 101213 fois

D'autres scientifiques qui peuvent être d'intérêt:

question #3927

Endel Tulving, Is it possible that what we call "remembering the past" and "imagining the future" are, in essence, the same thing? Our cultural bias toward labelling the one "real" and the other "imaginary" doesn't stand up to analysis. My research into what makes sports figures and business people successful indicates that continual focusing on the future, to reach goals, opens a kind of doorway to the future, akin to memory, that allows very accurate information to come through, in what they tend to call "intuition". Is it possible that thinking is in fact time travelling?

Read answer

Read Endel Tulving's answers to questions

activité

Essayer quelques expériences faciles qu'essai à quel point votre esprit peut se rappeler quelques listes simples.

Do activity