Vera Peters

Médecine

Pionnière en oncologie psychosociale

Vera Peters, l'une de sept enfants, a grandi sur une petite ferme à Rexdale, en Ontario. Elle a fréquenté une école à classe unique dans Thistletown. (Rexdale et Thisletown étaient des terres agricoles au début des années 1900.) Vera était une si bone étudiante qu'elle a terminé ses études secondaires à 16 ans. Mais elle était trop jeune pour entrer dans l'école de médecine, alors elle a étudié les mathématiques et la physique à l'Université de Toronto. L'année suivante, elle a transféré à la Faculté de médecine. En plus de ses études, Vera a également joué au hockey féminin inter-faculté et a travaillé comme serveuse sur le navire touristique ss Kingston. C'est là où elle a rencontré son futur époux.

Après avoir obtenu son diplôme, la Dre Peters a passé deux ans en tant que résidente en chirurgie à l'hôpital St. John's, à Toronto, où elle a étudié l'anatomie chirurgicale et les cas récemment diagnostiqués de cancer. Pendant sa formation, elle a rencontré le Dr Gordon Richards, directeur du Département de radiologie à l'Hôpital général de Toronto. Cette réunion a marqué sa carrière en tant que radio-oncologue. Elle a développé un intérêt pour la maladie de Hodgkin et le cancer du sein. Le Dr Richards a noté que la jeune professionelle avait un bon esprit d'analyse et une capacité de recherche remarquable. Dans les années 1930, il n'y avait aucune formation ou de certification offerte pour la radiothérapie, et la Dre Peters est devenue l'apprentie du Dr Richards. Elle s'est jointe au personnel de radiothérapie à l'Hôpital général de Toronto en 1937.

Jusque-là, la maladie de Hodgkin était considérée comme incurable. Les patients subissaient l'ablation chirurgicale de la zone affectée dans une tentative d'empêcher le cancer de se propager. Le Dr Richards pensait que les rayonnements pouvaient aider les patients souffrant de la maladie de Hodgkin. En 1947, il a demandé à la Dre Peters d'examiner tous les dossiers de ses patients. Deux ans plus tard, Peters a présenté son étude des 247 patients traités au cours des 20 dernières années.

En 1950, Peters a publié ses recherches sur le trvail du Dr Richards et a montré que la radiothérapie à haute dose pouvait guérir la maladie de Hodgkin. (Dr. Richards est mort un an plus tôt.) Bien que cette publication ait reçu peu d'écho au sein de la communauté médicale, le second article, publié en 1956, a attiré plus d'intérêt. Des centres de Cancer centres ont conséquemment réexaminé leur traitement de la maladie de Hodgkin en augmentant la dose de rayonnement. En plus, de nombreux médecins ont commencé leurs propres observations sur ces études. La Dr Peters pouvait définir des tendances associées à la maladie avec l'augmentation du nombre de cas observés. Ces études ont apporté le taux de guérison de la maladie de Hodgkin à plus de 90 pour cent aujourd'hui.

Outre sa contribution à la thérapie de la maladie de Hodgkin, Peters était consciente de l'impact psychosocial de la mastectomie. Dans la première partie du 20e siècle, la mastectomie était le traitement standard du cancer du sein au stade précoce. La Dre Peters a collaboré avec les radio-oncologues de l'Hôpital général de Toronto et a montré que la chirurgie radicale n'était pas la seule option. Elle a étudié ses huit mille cas de cancer du sein datant de 1935 à la fin des années 50 et a prouvé l'efficacité de la tumorectomie et la radiothérapie pour le cancer du sein, épargnant des millions de femmes de cicatrices et traumatismes émotionnels.

En 1958, Peters a commencé à travailler dans le nouvel hôpital Princess Margaret, le plus grand centre de radiothérapie en Amérique du Nord. Elle avait été un membre du personnel de fondation et elle a demeuré là pendant des années. Elle y passera une grande partie de sa carrière.

L'approche de la Dre Peters était novatrice à l'époque où la chirurgie était la seule option pour les patients atteints de cancer. Peters avait estimé que le traumatisme émotionnel qui suivait la chirurgie, et la mastectomie en particulier, affaiblissait les patients. Elle préconisé de faire le moins d'interventions que possible pour obtenir des résultats curatifs. Elle reconnaissait également les droits des patients de se renseigner sur leurs vraies conditions, de demander des consultations et un deuxième avis, et de connaître les possibilités de traitement. Sa philosophie est devenue une partie des études courantes de cancer.

En plus de son travail en tant que radio-oncologue, Peters a été une épouse dévoue et mère aimante. Elle a trouvé le temps pour sa profession exigeante et pour son mari, ses enfants et ses petits-enfants.

La Dre Peters a travaillé à l'Hôpital Princess Margaret jusqu'à sa retraite en 1976. Ensuite, elle a consulté à temps partiel à titre d'oncologue à l'Oakville Trafalgar Memorial Hospital jusqu'en 1988. Peters est décédée à l'hôpital Princess Margaret du cancer du sein à 82 ans. Elle est restée dans l'esprit de ses collègues et sa famille comme une aidante suprême.

Sources:

In Memoriam: Vera Peters Un article en deux pages publié dans le Journal of Clinical Oncology qui décrit la vie professionnelle de la Dre Peters.

Catton, J.: "Vera Peters: Medical Innovator" dans Framing our Past: Canadian Women's History in the Twentieth Century, Sharon Anne Cook 

Image: Département de radio-oncologie, Université de Toronto

 

La personne