Charles Richard (Dick) Harington

Paleontology, paleobiology

Il a considérablement augmenté nos connaissances des mammifères qui vivaient dans le Nord canadien au cours de la dernière ère glaciaire.

"C'est seulement en regardant les nombreuses facettes d'un sujet qu'on puisse espérer le voir dans une perspective juste. Si les éléments de preuve provenant de différentes disciplines ne correspondaient pas, vous pourriez remettre en question vos résultats et vous rapprocher de la vérité."

Dick Harington pense que paléontologie est la carrière la plus intéressante de tous. Et il devrait le savoir, étant donné qu'il a travaillé dans plusieurs domaines avant de finalement devenir un paléontologue.

Quand il était jeune, il ne savait pas ce qu'il voulait faire avec sa vie à part de voyager dans le monde. Il a commencé ses études à l'université dans un programme d'arts et a passé ses étés à suivre des formations d'officier dans la Réserve de la Marine royale canadienne. Toutefois, il s,est rendu compte qu'il s'intéressait plus au travail de son colocataire géologue qu'au sien. Et puis un jour tout en travaillant sur un essai dans la bibliothèque, il jeta un regard sur une rangée de livres sur les étagères à proximité. L'un d'eux a retenu son attention: Une histoire de mammifères terrestres de l'hémisphère occidental, par W. B. Scott. Il a descendu le livre de l'étagère et a passé le reste de la journée à le lire.

Après avoir obtenu un baccalauréat ès arts spécialisé en philosophie, il est passé à la science, et a obtenu un baccalauréat ès sciences spécialisé en géographie physique et en zoologie. Cela a conduit à un emploi d'une durée d'un an, en 1957, où il a bservé la météo sur l'île d'Ellesmere, à quelques centaines de kilomètres du pôle Nord. D'autres scientifiques, y compris des botanistes, des glaciologues, des limnologues, des chercheurs dans les domaine des sciences de la terre  ainsi que des biologistes étudiant les pêcheries et le bœuf musqué travaillaient sur l'île, et dans ses temps libres Harington a été permis de travailler avec eux.

Il était particulièrement intéressé au boeuf musqué. Il s'est demandé comment ces animaux étaient devenus adaptés à leur environnement arctique rugueux et ils voulait en savoir plus sur leurs ancêtres. Harington est retourné à l'université pour en faire une étude plus approfondie et a reçu sa maîtrise en zoologie et la géographie physique en 1961. Sa thèse est intitulée "L'histoire, la distribution et l'écologie des boeufs musqués". Il a conclu que le bœuf musqué est un descendant d'un animal ressemblant au moutons qui vivait en Asie il y a plusieurs millions d'années. Lorsque la dernière période glaciaire est arrivée, ils se sont propagés dans la toundra du nord, où ils vivent aujourd'hui.

Cet emploi a conduit à cinq ans de travail en tant que biologiste avec le Service canadien de la faune. Pendant cete période, Harington a voyagé dans le nord pour étudier les aspects écologiques et biologiques des tanières des ours polaires. Il a passé beaucoup de son temps avec les Inuits, et a développé beaucoup de respect pour eux. Il a également développé de l'appréciation et de l'admiration pour les ours polaires. En raison du manque de tranquilisateurs efficaces, Harington devait à l'occaion tuer des ours polaires pour mener ses recherches. Dégoûté, il se tourna vers l'étude des restes fossilisés de cadavres morts depuis très longtemps dans le Nord.

En 1965, il a pris un emploi au Musée national (maintenant le Musée Canadien de la Nature) comme conservateur de zoologie du Quaternaire. La zoologie du Quaternaire est l'étude des animaux de l'ère glaciaire, un domaine qui plaît énormément à Harington. Pour la plupart des 30 prochaines années, il a passé ses étés dans le Yukon et le Nunavut à la chasse de fossiles. Les hivers, il catalogait ses découvertes et publiait ses résultats à Ottawa au Musée. Avec l'aide des habitants du nord, il a rassemblé environ 40.000 spécimens. C'est durant cette époque qu'il a obtenu son doctorat, spécialisé en paléontologie des vertébrés.

Ses découvertes fossiles comprennent: l'âge de glace au Yukon (de 2 millions à 10.000 ans avant le présent) des mammifères comme les mammouths laineux, les lions américains, les chats des cavernes, les chameaux de l'Ouest, les castors géants et les formes éteintes de boeufs musqués, ainsi que des preuves de l'existence des premiers êtres humains au Canada. Également, il a trouvé des fossiles la faune datant de la Pliocène (environ 4 milions d'années avant le présent) et retrouvée uniquement dans l'Arctique; en voici des exemples: les chevaux à trois doigts, de nouveaux types de cerf, la musaraigne, et le blaireau, ainsi que les ancêtres des ours noirs modernes et des carcajoux retrouvés dans un ancien étang habité par des castors sur l'île d'Ellesmere. Il a en plus trouvé de nombreux les poissons et mammifères marins datant de l'époque de la mer de Champlain âge (il y a environ 11.000 ans) des basses-terres du St-Laurent de l'Ontario et du Québec.


Dick Harington avec un crâne de bison des steppes recueilli sur la rivière Old Crow, au Yukon. Photo: Richard Harrington (Toronto)

Harington a officiellement pris sa retraite en 1998, mais il travaille toujours au Musée canadien de la nature dans son rôle de conservateur émérite de zoologie du Quaternaire et comme associé de recherche. Il a dit que les étudiants semblent se répartir en deux groupes: ceux qui sont des «flèches» et ceux qui sont des "fusils de chasse". Les flèches savent dès le début ce qu'ils veulent faire de leur carrière être et se dirigent directement vers leur objectif. Les fusils de chasse, cependant, ne savent pas ce qu'ils veulent faire, et sont à la dérive interminablement ou ils veulent tout faire à la fois. Harington est un fusil de chasse, n'ayant pas découvert sa vocation avant la trentaine. Et c'est probablement comme ça qu'il le préfère!

Auteur: Jeff Schering

Sources:

Labrèche, Julianne. (Octobre-Novembre 1980). L'homme qui a bravé les ours polaires dans leurs tanières. Canadian Geographic, 39-41.

Pringle, Heather. (Mars-Avril 1999) Sleuth de l'ère glaciaire. (Y compris l'article connexe sur la Béringie). Canadian Geographic, 36-39.

Correspondance personnelle

Photo: Université de l'Alberta Faculté des sciences. (Headshot)

Information additionnelle:

Page d'accueil du Centre d'interprétation Yukon Beringia du Yukon .

Notes de recherche rédigées par le Dr. Harington pour le Centre d'Interprétation Yukon Beringia.

Page d'accueil du Musée canadien de la nature .

Carrière