Fernand Labrie

Médecine

Endocrinologue qui a remporté l'édition 2007 du Prix du Roi Faisal pour avoir développé une thérapie d'hormones stéroïdes pour le cancer de la prostate.

Fernand Labrie est un véritable héros médical. Son travail en endocrinologie, sur la fonction des hormones dans le corps, a donné lieu à plusieurs procédures qui aidnet à sauver des vies. Ayant éprouvé un vif intérêt pour les sciences naturelles au secondaire, Labrie a obtenu un MD de l'Université Laval en 1962, et un doctorat en endocrinologie de l'Université Laval en 1966. Ensuite il a quitté son domicile à Québec pour s'aventurer en Angleterre, question d'étudier avec Frederick Sanger dans son laboratoire de biologie moléculaire à l'Université de Cambridge. Ce chercheur avais deux fois été un lauréat du prix Nobel en médecine. En 1969, après quelques années de formation postdoctorale sous la supervisions de Sanger, Labrie est retourné à "La Belle Province" et l'Université de Laval pour fonder le laboratoire d'endocrinologie moléculaire.

C'est à Québec que Labrie a fait plusieurs de ses découvertes. Il a trouvé qu'en donnant une hormone appelée GnRH à des patients atteints du cancer de la prostate, il avait complètement arrêté la production d'hormones par les testicules. Par conséquent, cette castration hormonale a mis fin à la nécessité de la castration chirurgicale. Dans une autre expérience, il a réussi à bloquer chez les hommes la libération d'hormones par les glandes surrénales. Résultat: Labrie a été en mesure de prolonger la durée de vie des hommes se trouvant à un stade avancé de cancer de la prostate et d'empêcher totalement le cancer de se propager dans le cas de diagnostics précoces.


Résoudre le problème du cancer de la prostate est une question d'hormones. Avec cette idée en tête, Labrie a décidé de commencer à travailler sur le cancer problématique du sexe oppposé: le cancer du sein. Labrie a révélé que l'hormonothérapie substitutive, où il s'agit de donner des œstrogènes aux femmes ménopausées, était souvent liée au cancer de l'utérus ou du sein. C'est pourquoi, le laboratoire de Labrie a mis au point des médicamanets pour empêcher que les œstrogènes fonctionnent dans la poitrine ou l'utérus.


Par Graeme Stemp-Morlock

 

La science